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Hiring Success

by Jerome Ternynck

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Pardonner – un chemin de liberté, de vie et d’amour

Comment faire face à une trahison ou à une injustice qui a entamé votre paix intérieure ? Cette question, universelle et douloureuse, est au cœur de Pardonner. Chemin de liberté et de vie, un ouvrage profondément spirituel qui explore ce que signifie réellement pardonner, du point de vue humain aussi bien que chrétien. L’auteur y soutient que le pardon n’est ni une faiblesse ni un oubli, mais un acte de recréation : une décision libre, courageuse et parfois héroïque qui ouvre un espace de vie, de guérison et de paix.

Le livre débute par une mise en contexte simple mais exigeante : pardonner est au cœur de l’Évangile. Jésus invite ses disciples à aimer leurs ennemis et à prier pour ceux qui les persécutent. Pourtant, sur le plan humain, ces injonctions semblent insurmontables. L’auteur nous accompagne dans ce paradoxe, en rappelant que le pardon ne supprime ni la justice ni la vérité ; il les prolonge, en y ajoutant la force créatrice de la miséricorde. C’est un acte qui transforme l’offensé, qui restaure la relation et qui, ultimement, révèle quelque chose du cœur même de Dieu.

Le pardon : un processus humain et spirituel

Pour l’auteur, pardonner n’est pas un réflexe spontané : c’est un processus à plusieurs étapes. Il commence par la reconnaissance de la blessure et de la souffrance vécue. Il se poursuit par un travail de vérité et de discernement – il faut nommer ce qui s’est passé, comprendre ce qui peut être réparé, et distinguer entre ce qui relève de la justice et ce qui appartient au cœur. Ce travail intérieur exige, selon les mots de Jean Monbourquette, de partager sa faiblesse avec quelqu’un, d’accepter la colère et de trouver un sens à l’offense.

À travers cette démarche, le pardon devient un chemin de guérison. Il ne s’agit pas de minimiser ou d’oublier la faute, mais de la transfigurer : de redonner à la vie un mouvement là où la rancune fige. L’auteur insiste : pardonner n’est pas restaurer la relation d’avant ; c’est inventer une nouvelle manière de vivre avec soi, avec l’autre et avec Dieu.

Pardon et justice : une tension féconde

L’un des grands mérites du livre est de traiter, sans fuite ni naïveté, du rapport complexe entre pardon et justice. Jean-Paul II disait dans Dives in misericordia que la justice seule mène à sa propre ruine lorsqu’elle n’est pas accompagnée de miséricorde. L’auteur reprend cette idée : la justice répare, mais seule la miséricorde recrée. Dans une société obsédée par les droits, les procès et la vengeance légitime, il rappelle que le pardon dépouille le cœur humain du besoin de dominer. Ainsi, pardonner ne supprime pas la sanction ; il l’intègre dans un horizon de vie et de respect. Le pape François l’exprime autrement : Dieu ne s’arrête pas à la justice, il la dépasse, car « sa nature est miséricorde ».

Mais cette radicalité ne s’impose jamais. L’auteur nous met en garde contre toute fausse sainteté : renoncer à une demande de justice peut être héroïque, mais ce n’est pas obligatoire. Tout dépend du discernement, de la capacité réelle à le faire sans sombrer dans la faiblesse. Ici, le pardon est clairement présenté comme un choix libre, non comme une injonction morale.

Un Dieu qui pardonne pour libérer

La dimension spirituelle du pardon prend tout son sens lorsqu’elle est mise en lumière à travers la Bible. L’auteur fait dialoguer les récits de la guérison du paralytique, de la femme pécheresse et du fils prodigue. Chaque fois, le pardon précède la repentance parfaite – Dieu pardonne avant que l’homme ne soit prêt, parce qu’il veut libérer avant de condamner. Jésus, sur la croix, implore : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font ». C’est l’acte ultime d’un amour qui ne calcule plus.

À travers ces exemples, le lecteur découvre que le pardon est le mouvement même de Dieu vers l’homme. En y entrant, chaque croyant devient collaborateur du Christ, partenaire de son œuvre de réconciliation. La prière, les sacrements et l’accompagnement spirituel deviennent alors des soutiens pour avancer sur ce chemin où s’articulent miséricorde, vérité et courage. Comme le dit l’auteur, « pardonner est une aventure qui conduit aux limites de nos forces intérieures ».

Pourquoi cela nous concerne tous

Aujourd’hui, plus que jamais, le pardon est présenté comme une urgence anthropologique. Dans un monde éclaté où la rancune devient presque une identité, ce livre rappelle que seule la miséricorde est prophétique. Elle n’est pas un luxe spirituel réservé aux héros ; elle est le visage même de l’humain véritable. Pardonner n’est donc pas une démission, mais une création nouvelle : celle d’un amour capable de vaincre la honte, le mal et la peur.

En un mot, Pardonner. Chemin de liberté et de vie est à la fois une méditation, une pédagogie et une prière. Il nous apprend que la vie se « donne » en se libérant du ressentiment, et que toute réconciliation, même imparfaite, rend plus proche de la lumière intérieure. Pour l’auteur, le pardon est moins une fin qu’un chemin : une marche partagée entre Dieu, soi-même et les autres – où chaque pas compte, même les plus hésitants.


Les mots et la nature du pardon

Avant de pardonner, il faut savoir de quoi l’on parle. L’auteur commence par un détour par le langage, car, selon lui, les mots révèlent la profondeur de la réalité spirituelle. Le mot français pardon vient du latin perdonare : « donner complètement ». Pardonner, c’est donc aller jusqu’au bout du don, offrir ce qui dépasse la simple justice. C’est un geste total, sans calcul, qui traverse la douleur pour atteindre la personne derrière la faute.

Le vocabulaire du pardon chrétien

Plusieurs mots bibliques éclairent cette expérience. Remettre les péchés vient du latin remittere, « renvoyer » ou « relâcher » : Dieu renvoie nos fautes loin de nous, il détend la tension du mal. Absolvere (« absoudre ») signifie « délier » : pardonner, c’est délier quelqu’un de son passé. On retrouve cette image dans l’Évangile : « Ce que vous délieriez sur la terre sera délié au ciel ». D’autres expressions comme faire grâce ou laver les fautes complètent cette vision. Le psaume 50 supplie : « Lave-moi de mes offenses ». Ici, le pardon devient purification, nettoyage du cœur.

Erreur, faute ou péché ?

L’auteur distingue soigneusement ces termes. L’erreur est involontaire – elle appelle l’excuse. La faute est un choix conscient contre le bien – elle demande pardon. Le péché, enfin, désigne la blessure d’une relation personnelle avec Dieu ou avec autrui. Cette clarification permet de comprendre que le pardon véritable n’est ni indulgence ni oubli ; c’est un acte lucide, fondé sur la reconnaissance du tort et la volonté de restaurer la relation.

Ce travail du langage n’est pas qu’intellectuel : il prépare le cœur. Nommer les choses, c’est déjà leur donner sens et les placer sous la lumière. C’est pourquoi il est essentiel, avant de parler de réconciliation, d’oser dire : « J’ai fauté » ou « je t’ai blessé ». Le pardon commence par un mot vrai.


Pardonner pour se libérer

Pourquoi pardonner ? Parce que, sans pardon, nous restons prisonniers. L’auteur montre comment la rancune agit comme une chaîne intérieure : elle nourrit la colère, la fatigue, et ferme l’avenir. Pardonner, au contraire, c’est se libérer du poison de la haine. Non pas pour l’autre d’abord, mais pour soi-même. Ce mouvement de libération est psychologique, spirituel et même physique : il redonne souffle, paix et énergie.

Le choix de la liberté intérieure

L’auteur insiste : le pardon est un acte libre. On ne pardonne pas sous la contrainte morale. On décide de ne plus se laisser définir par la blessure. C’est pourquoi chaque étape – reconnaître la faute, comprendre la souffrance, tourner le regard vers l’avenir – devient un entraînement spirituel. Il écrit que le pardon est analogue à une création : « Une nouvelle relation est recréée, comme Dieu recrée le monde par sa parole. »

Entre justice et miséricorde

Mais pardonner n’exclut pas la justice. Au contraire, elle en est souvent la première étape. Rendre justice, c’est reconnaître la gravité du mal ; mais, au-delà de la sentence, il faut restaurer la dignité. C’est là que la miséricorde agit. Dans le langage de Jean-Paul II et du pape François, la justice est « le plan du monde », la miséricorde en est le cœur. Un juge peut condamner avec justice, mais seul celui qui aime rétablit la vie. Pardonner, c’est donc « rendre l’autre à lui-même », lui redonner la possibilité de recommencer.

Le fruit d’un long travail

Le pardon n’est jamais instantané. L’auteur mentionne douze étapes (inspirées de Monbourquette) : reconnaître sa blessure, faire son deuil, accepter la colère, comprendre l’offenseur, s’ouvrir à la grâce, décider de renouveler ou de rompre la relation. Ce processus ressemble à une guérison lente où chaque cicatrice devient mémoire et sagesse. Au terme, ce n’est pas la faute qui disparaît, mais son pouvoir d’emprisonner.


Demander pardon : l'autre versant du courage

Si accorder le pardon est difficile, le demander l’est tout autant. L’auteur consacre une riche section à ce chemin inverse : celui où l’on quitte la culpabilité pour mendier la réconciliation. Demander pardon, c’est reconnaître qu’on a brisé un lien, et désirer intensément le réparer. C’est un acte d’humilité, mais aussi de foi dans la bonté de l’autre.

Les sept étapes du retour

L’auteur propose un parcours en sept étapes pour s’y préparer : désirer la réconciliation, accepter la vérité sur sa faute, reconnaître ses excuses, adopter l’humilité, trouver la force intérieure, s’appuyer sur Dieu, et enfin faire le premier pas. Chaque étape est accompagnée d’exemples concrets. L’histoire d’une jeune femme, F., illustre ce drame : après un avortement imposé, elle doit apprendre à se pardonner à elle-même et à son compagnon qui ne regrette rien. Sa lutte intérieure met en lumière que parfois, la réconciliation doit être unilatérale – un pont lancé sans réponse.

Vérité, humilité et force

Demander pardon n’est pas une faiblesse, mais un acte de vérité. Cela demande de regarder sa propre faute en face, sans minimiser ni se justifier. C’est aussi un exercice d’humilité : oser se présenter devant l’autre comme dépendant de sa grâce. Et il faut de la force, car le regard de celui qu’on a blessé peut juger ou refuser. Cette force vient, écrit l’auteur, « de la prière et de la mémoire du pardon déjà reçu ». Avoir fait l’expérience d’être pardonné rend capable de le demander à son tour.

Le soutien de la foi

Dans la perspective chrétienne, aucune réconciliation n’est seulement humaine. Le Christ accompagne toute démarche sincère de pardon. L’auteur reprend les paroles de l’Évangile : « Va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande ». Le pardon devient alors un acte eucharistique – un geste de communion. Dieu n’exige pas la perfection morale, mais la cohérence du cœur : celle de celui qui reconnaît sa faiblesse et choisit pourtant d’aimer de nouveau.


Le pardon extrême : quand tout semble impossible

Certaines blessures semblent dépasser les forces humaines : violences, trahisons répétées, humiliations ou abus. L’auteur parle ici du pardon extrême, celui qui ne peut être donné qu’avec la grâce de Dieu. Quand l’aide psychologique ou morale est insuffisante, il faut, dit-il, une intervention de l’Esprit, une force « miraculeuse » qui permet de continuer à espérer sans haïr.

Trouver le bon accompagnement

Personne ne peut pardonner seul dans ces cas : l’auteur insiste sur la nécessité de l’accompagnement spirituel et humain. Une personne neutre, mais bienveillante, peut devenir ce témoin silencieux qui soutient la prière et aide à discerner. Le sacrement de réconciliation et l’eucharistie deviennent alors des lieux de guérison où le Christ porte la souffrance du croyant sur ses épaules.

Quand le pardon devient héroïsme

Certains, comme Jean-Paul II face à son agresseur, ou Maiti Girtanner face à ses bourreaux, ont incarné ce pardon surnaturel. Ils ne niaient pas leur douleur, mais la transformaient en offrande de paix. L’auteur n’idéalise pas ces figures : il reconnaît que cette forme de pardon relève d’un appel particulier. Il reste rare, mais il rappelle jusqu’où peut aller la grâce quand elle rencontre un cœur ouvert.

Pour celui qui souffre encore trop pour pardonner, le message reste plein d’espérance : même le simple désir de vouloir pardonner est déjà un commencement de libération. Comme le dit l’auteur, « l’effort et le renoncement seront récompensés ». Dans cette patience, Dieu agit déjà, invisible mais présent.

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